SQUELLETAGE OU RIGGING Une analyse des défenses institutionnelles contre les anglicismes et de l’attitude à l’égard de ces efforts dans le domaine jeux vidéo
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Ce mémoire étudie l’impact des anglicismes dans le domaine des jeux vidéo en France, ainsi que l’efficacité des efforts institutionnels visant à limiter leur usage. Le phénomène des anglicismes est présenté dans un contexte historique, avec des références à l'évolution des influences linguistiques entre le français et l'anglais. La recherche se concentre sur l'analyse des termes des jeux vidéo proposés par les institutions officielles et l'attitude des joueurs français à leur égard. Pour obtenir des données, une enquête a été diffusée auprès des joueurs francophones via des serveurs Discord. Les résultats révèlent que 96,4 % des répondants utilisent fréquemment des termes anglais tels que "level" ou "streamer" lors de leurs interactions en jeu et sur les plateformes de communication. L'étude met en lumière le faible taux de reconnaissance et d'utilisation des équivalents français proposés par des institutions comme la CELF (Commission d’enrichissement de la langue française). Les termes officiels, souvent jugés peu intuitifs ou introduits trop tard, font face à des habitudes linguistiques déjà ancrées. La recherche discute des stratégies de résistance mises en place par les institutions officielles, telles que la loi Toubon et les travaux de l'Académie française. Elle conclut que l’anglais, qui est la lingua franca du domaine des jeux vidéo, reste dominant. La polarisation entre préservation de la langue et ouverture au multilinguisme divisent les Français. L'efficacité des mesures de défense linguistique est jugée limitée dans le monde jeux vidéo, notamment en raison du manque de visibilité des équivalents français auprès la communauté des joueurs en France.